Connues en Europe dès la fin du XIIIème siècle, les cartes à jouer l’emportèrent vite sur les dés.
Les figures ornant certaines cartes anciennes donnent à penser que le jeu de cartes, comme celui des échecs, fut primitivement une représentation allégorique de la guerre. Le classique jeu de piquet (32 cartes) comme le jeu de bridge (52 cartes) sont des dérivés des tarots comportant de nombreuses autres figures symboliques. On retrouve les figures roi, dame (parfois cavalier) et valet dans les jeux étrangers; en revanche, dans les cartes numérales, les symboles figurant les points varient : coeur – pique – carreau – trèfle; coupe – épée – denier – bâton; coeur – grelot – feuille – gland, etc
Les noms inscrits sur les cartes à figures, après avoir varié, se sont fixés au XVIIème siècle.
Les rois symbolisent quatres illustres monarchies : David, Alexandre, César et Charlemagne
Les reines ou dames sont des personnages de la mythologie ou de l’antiquité : Pallas (Minerve), Argine (Fille du roi d’Argos), Rachel (femme du patriarche Jacob) et Judith
Les valets évoquent le souvenir d’Ogier (le Danois), Lancelot (du lac), Lahire (nom de guerre du gentil-homme Etienne de Vergnolles) et Hector (autre officier de Charles VII).
A travers les âges, les cartes ont donné lieu à d’innombrables jeux. Certains vieux de plusieurs siècles, se pratiquent encore. C’est dire leur attrait. D’autres, qui naguère connurent un grand succès, ont sombré dans l’oubli.
Il ne faut pas le regretter, car le plus souvent le jeu disparu en a inspiré un autre plus intéressant. Tous ou presque ont à la fois des jeux de hasard et de combinaison; mais la part laissée à l’initiative du joueur rend le jeu plus ou moins difficile. LA règle elle-même n’est pas en cause. Tel jeu, facile après quelques parties. En revanche, il en est d’autres paraissant fort simples et dans lesquels « bien jouer » est tout un art !
